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Laurent Quignette: « J’aimerai bien finir sur le podium du swissultra »


Laurent Quignette alias "Bretzel Man" a remporté le DECA Ultratriathlon 2017 au Mexique. Et cela seulement quelques semaines après sa troisième place du DECA en Suisse. Cette année, il participe à nouveau au swissultra. Dans l’interview, il révèle pourquoi il revient, qu'est-ce qui se passe avec le Bretzel et pourquoi la ville de Colmar est un nid pour les ultra triathletes. 

Laurent, tu t’appelles "Bretzel Man". Et tu portes les bretzels partout - sur tes vêtements, sur ta tente, tu les manges sur la bicyclette; tu prends même un gros gonflable Bretzel à la compétition. Pourquoi? 

J’ai toujours des bretzels dans ma poche de veste de vélo… et un jour une amie du club m’envoie un logo de « bretzel man » et depuis on m’appel comme ça ! et c’est une belle image de l’Alsace terre du bretzel !

 

L'année dernière, tu as terminé troisième au DECA Continuous. De plus, tu es Vice-Champion du Monde d’Ultratriathlon (IUTA World Cup). Quel est ton objectif cette année?

2016 et surtout 2017 ont été des années extraordinaires. En 2018 j’aimerai bien finir sur le podium du swissultra et gagner la coupe du monde avec mon équipe, la « BRETZEL TEAM » !

 

Tu vas participer à swissultra pour la deuxième fois cette année. Pourquoi reviens-toi?

En 2017 le swissultra était mon premier DECA, j’ai aimé et j’ai même fait celui du Mexique moins de deux mois après. J’aime le swissultra, l’organisation, son environnement et son ambiance. Et Buchs est près de Colmar ! Des amis peuvent venir partager un moment avec moi.

Laurent Quignette pendant le DECA Continuous en Suisse 2017. (photos: swissultra / Katrin Meier)

Comment t’entraînes-toi pour le DECA? Quelles sont les formations les plus importantes?

Je m’entraine toute l’année de manière variée entre trail et ULTRA trail, marathon, ski, vélo, VTT, natation, triathlon… Pour le DECA, j’organise 8 blocs consécutifs de gros volumes, avec que des vélos au dessus de 300 kilomètres et des 12 ou 24 run et des petits voyages à vélo… puis je refais de la vitesse et je garde le plaisir avec des courses pour m’entrainer et garder le lien social avec mes amis.

 

Est-ce que ton entraînement est le même que l'année dernière ? Ou as-tu changé quelque chose ?

La structure et la fréquence sont les mêmes. Je suis conseillé par Emmanuel Conraux en 2017 et mon équipe. Guy Rossi m’a apporté de la planification dans le deca. J’ai parfois augmenté certains volumes et parfois supprimé certains formats de course pour être plus efficace. Un training d’ULTRA n’est pas une science exacte. C’est beaucoup de « feeling », mais l’expérience est un atout…

 

Pourquoi fais-tu l'ultratriathlon? Quand as-tu commencé avec ce sport? 

J’ai débuté le triathlon en 2013, je ne savais pas nager ! Et c’est mon coach Hugo Hugues Clauser, qui m’a coaché au Mexique aussi, qui m’a fait découvrir en 2013 du triathlon à l’ultra triathlon et du trail à l’ultra trail la même année. C’était le double de Slovénie avec la victoire de Matej Markovic, qui est revenu m’accueillir à l’arrivée… depuis cela m’a donné une image très humaine de ce sport… et j’adore ! 

 

Quelles sont tes plus grands succès jusqu'à présent ?

Certainement ma victoire au DECA en Méxique ! en 8 jours et 20 heures, moins de 2 mois après ma 3iéme place au swissultra…. puis 2ième et 3ième en Floride, 3ième en Slovénie…

3ème place au swissultra - DECA Continuous 2017. (photos: swissultra / Stefan Meier)

Tu habites à Colmar - une véritable ville d'ultra triathlon! Guy Rossi, la légende de l'ultratriathlon, vient de Colmar; Emmanuel Conreaux, et toi, et ... Pourquoi tant d’ultra-triathlètes viennent-ils de Colmar? 

C’est Hugo qui pratique aussi l’ultra tri qui m’a fait découvrir cette discipline, puis j’ai connu Guy Rossi en Slovénie ! Alors que l’on habite à 300 mètres l’un de l’autre… Et surtout Manu est un ami. Il y a aussi Dominique Bouvier, qui a fait un déca… Au niveau Alsace, j’ai motivé d’autres comme Serge Mortz, Mathieu, mon ami MANU de Chambéry. Pourquoi autant de Colmar ? Je ne sais pas… C’est surement une passion qui se transmet… Et on a un club qui est ouvert d’esprit…

 

Quelle est ta discipline la plus forte?

Je suis un coureur avant tout… Depuis le tennis à l’âge de 4 ans… J’ai toujours couri, sur du court puis du long… J’étais un coureur rapide…. Même si c’est difficile parfois. J’ai appris le crawl en 2013 seulement.

 

Une course aussi longue comme un DECA est aussi un défi mental. Quels sont tes "outils" et astuces pour ne pas abandonner ?

Je ne dois pas tout dire ! mais effectivement deux amis très forts mentalement, coach FX et coach TOF m’ont donné des outils comme l’autohypnose, la relation avec le temps, … C’est lors de mon accident de vélo en 2016 que le mental a pris de l’importance… avec évidement mon ostéo Dominique. Et le reste de l’équipe…

 

Quels ont été les plus beaux moments de swissultra 2017 ou de l'an dernier en général, et lesquels étaient les pires?

Sur le swissultra, j’ai vécu les pires comme les meilleurs moments… J’ai fait une allergie dans l’eau, et j’ai commencé le vélo avec le « scrotum » et le derrière des genoux à vif et avec du sang ! Donc des pansements tous les 8h, j’avais très mal… Je voudrais remercier tout particulièrement quatre personnes qui m’ont aidé et soigné suite à l’allergie dans l’eau du pire moment au swissultra : Dominique, Fred, Maiwenn et Floriant. Et tous les amis qui sont venus partager un bon bout de chemin – comme Clément, CYRIL, Gaetan, Eric, … 

 

Mais aussi j’ai vu que je pouvais courir longtemps en marathon et que je pouvais revenir très près des légendes comme Dave et Ferenc ! Après c’est évidemment le DECA mexico, être devant tout le temps étaient stressant mais une expérience peut être unique !

 

Comment te nourris-tu pendant le DECA?

C’est un vaste sujet ! D’une manière générale, je mix entre une alimentation normale et des gels. J’aime les bretzels, boire de la purée et les sandwichs au thon.

 

Est-il difficile de trouver des sponsors pour tes compétitions? 

Oui c’est difficile, ce n’est pas un sport populaire. En 2017, suite au résultat au swissultra, on a eu beaucoup de soutient pour aller au Mexique en un temps record ! Mais cette année c’est difficile pour le moment. Le contexte économique de la France n’est pas top. Un sponsor a créé le site internet « bretzelman.fr », on propose à présent des stages et conférences pour financer la saison. On attend un retour de sponsors connus. Il faut y croire !

 

Et la dernière question: Si tu pouvais souhaiter, quelle compétition aimerais-tu faire en 2019, ou en futur?

Tant que je peux, je tenterai les ultras en « continu », c’est le classique. Et j’aimerai faire le «  Double déca continu » en 2019 … 


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